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La transformation du rôle du formateur

La formation ne cesse d’évoluer dans ses formats et ses modalités entrainant ainsi un changement de posture pour le formateur. Formateur-accompagnateur, formateur-facilitateur, formateur-coach, quels changements de paradigme ? Le poulpe s’est penché sur la question pour vous livrer son retour d’expérience et interroger ces changements. De la haute mer aux eaux paisibles des lagons le poulpe navigue et s’adapte tel un caméléon !

La fin du formateur-sachant

Le formateur n’a plus vocation à être un parfait sachant dans son domaine, délivrant une formation descendante. Même s’il peut être porteur d’une expertise propre, les modalités d’enseignements ont profondément changé et les attentes des apprenants ne sont plus les mêmes. L’AFEST (Action de formation en situation de travail) en est un parfait exemple, la formation doit s’inscrire dans l’action, le terrain et apporter des solutions concrètes. Le formateur devient alors le garant de l’acquisition de compétences via des actions de formations ciblées, collaboratives, actives et ludiques.

Le formateur-accompagnateur

Le formateur est donc plus un accompagnateur auquel les apprenants peuvent se référer lorsqu’ils font face à une difficulté d’apprentissage. Son rôle est essentiellement pédagogique : adaptation des formations et des activités pédagogiques, fléchage vers des ressources, circulation de la connaissance, régulation du groupe, de l’énergie et de la motivation.

Le formateur-accompagnateur a également un rôle d’identification des freins liés à l’apprentissage et doit proposer une formation au plus proche de la réalité des apprenants en adaptant les supports, les formats et les modalités aux nouveaux modes d’apprentissage.
La fameuse « user centricity » s’applique aussi à la formation, dans laquelle l’épicentre n’est plus le sujet mais l’apprenant.

Le formateur-facilitateur

L’utilisation de l’intelligence collective au cœur des dispositifs de formation entraine parfois un glissement du rôle du formateur vers celui de facilitateur. Il porte alors une grande responsabilité dans la préparation amont des formations afin que chacun puisse vivre son propre parcours d’apprentissage et apprendre avec les autres. L’intelligence collective permet au groupe de mettre à profit les compétences des uns et des autres pour progresser ensemble.

Le formateur-facilitateur est alors garant du process et de l’atteinte des objectifs qu’il a fixé en amont. Il ne détient pas le savoir mais favorise la circulation de celui-ci au sein d’un groupe pour le faire monter en compétences. C’est une posture « basse », de non-sachant, qui se met au service d’un groupe. L’apprentissage est collaboratif, actif. L’intelligence collective permet de mettre à profit les complémentarités et savoirs de chacun. Il s’agit là de créer une communauté d’apprentissage qui permettra à la formation de perdurer dans le temps et aux apprenants de se tourner vers un groupe de pairs.

Le formateur-coach

Les outils de coaching sont également de plus en plus présents dans les formations afin d’accompagner les changements dans l’organisation et de favoriser le développement des savoir-être dans l’entreprise. Le coach a en charge de poser un cadre professionnel et bienveillant qui permette à tout le monde de s’exprimer. Il a pour rôle d’aider à clarifier une situation (le présent, l’objectif et le chemin pour y arriver), de poser les bonnes questions.

Le formateur-coach joue un rôle d’accélérateur du changement, dans un cadre sécurisé.
Le coaching participe au développement d’une organisation apprenante, en évolution permanente.

Ces différentes postures peuvent s’adopter à tour de rôle en fonction des besoins de formation. Le poulpe s’est formé à la facilitation et à des outils d’accompagnement du changement tels que le co-développement, l’appreciative inquiry, et il aime puiser dans ces différentes approches pour adapter ses formations.